Parachutage

« Le parachutage est délétère pour la démocratie » (Bertrand Delanoë)

Le Maire de Paris parle ici d’une pratique répréhensible en général, mais on comprend aisément que c’est Paris qui est ici l’objet de ses préoccupations.

En premier lieu, on peut être sûr que le parachutisme, pratiqué au-dessus de Paris, serait délétère pour la santé, ville où être simple piéton est déjà une aventure en soi. Mais le parachutage ? il faut noter que le reproche est adressé, non au parachutiste mais à celui qui lui demande de sauter là. Ca évite d’en faire une question de personne.

Parce que si on parle des personnes, on est obligé de rentrer dans le sujet, constater qu’au prétexte du lien que les personnes ont tissé de façon méritoire avec les électeurs, cela justifierait qu’ils restent ad vitam, jusqu’à la défaite ou la retraite. C’est un principe de baronnies, conséquence logique de la regrettable professionnalisation du personnel politique sclérose la vie démocratique.

Dès lors, et quel que soit le lieu ou la couleur politique, on peut imaginer le parachutage sous deux angles distincts : il relève soit de la conquête d’un territoire ennemi, une volonté d’agrandir son territoire, soit d’une nécessité de passer par les airs faute de bénéficier au sol de voies d’accès accessibles à tous…

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