Rue de Bagnolet

Un couple enlacé extrêmement fort, qui avance à pas lents, très lents. Mais d’un même pas, annulant le pluriel. Je me suis arrêté net pour les suivre un instant, et ne sais pas dire s’ils se serrent pour tenir debout, ou si la force de l’enlacement phagocyte l’énergie de la marche. Qu’importe puisqu’ils sont beaux, vieux et parés seulement de la concentration que la vie exige d’eux. Comme une leçon pour la marche décomplexée qui croit aller quelque part au seul prétexte qu’elle y va vite…

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