Troïka

Ca sonne comme une danse, une sorte de Troïkalinka Maya. Tellement exotique qu’on en oublierait jusqu’à la personnification concrète de ce qui compose ce groupe énigmatique dont on ne sait qu’une chose : il est toujours présent sur tous les fronts où ça chauffe.

Une Troïka

Le contenu de la Troïka en deviendrait finalement presque secondaire : le tout est de pouvoir dire qu’il y a une Troïka partout où les circonstances l’exigent : Troïka Troïka par-ci, Troïka Troïka par là…

Si l’on fouille un peu, la Troïka est une entité sans aucune légitimité institutionnelle : un regroupement hétéroclite qui prend les devants avec tout le dynamisme et le pouvoir de transgression requis par l’urgence, qui demande ensuite à l’institution légitime, dont l’existence de la Troïka marque la déficience, d’entériner ses décisions, auto-proclamées justes et courageuses.

Une Troïka

Le plus important c’est que « Troïka », ça en jette (est-ce parce que ça sonne comme une politique de rénovation russe de la fin des années 80 ?). Quand la Troïka s’avance, il paraîtrait déplacé voire irresponsable de regarder sous le tapis ce que ça cache comme petits arrangements et autres concessions décidées sur le dos des populations. Une Troïka c’est comme un père fouettard : c’est un personnage à part entière. Et comme ça n’est pas élu par le peuple, ça peut faire les gros yeux aux citoyens irresponsables et égoïstes, ceux-là même qui sont trop obnubilés par leur petit confort égoïste pour saisir les enjeux essentiels.

Une Troïka, c’est fait pour disparaître en même temps que le bouillon abject qu’il fait boire. Et l’on oublie vite alors qui en faisait partie…

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